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Quelle Formation Pour Quel Emploi ?

Sommaire :

            I.        Introduction générale.

            II.      Quelle formation leur donner ?

            III.     Pour quel emploi ?            

            IV.     Les différents modes de formation au Maroc.

           V.       Les intervenants.

           VI.      Les résultats attendus.

            VII.    L’évaluation.

            VIII.   L’APC.  

            IX.      La formation employable.

             X.      Conclusion générale.

             I.  Introduction Générale 

De nos jours les spécialités sont devenues multiples de manière à ce que les jeunes sont devenus tellement perdus. Ils ne savent plus quel métier choisir. Et donc, il est utile de les orienter, selon leur capacités, selon leurs aptitudes et selon les besoins du marché du travail, afin de leur permettre de subir une formation adéquate favorisant  l’acquisition d’un emploi décent.

Encore faut-il se poser la question suivante : quelle formation, pour quel emploi ?

 Là, il est aussi important de faire l’étude des besoins nationaux en ressources humaines et en fonction de cela fixer les objectifs, et enfin déterminer le cursus adaptable aux situations existantes.

 Il est également important de tenir compte des demandes des employeurs, et de les impliquer dans l’élaboration des programmes, et la fixation des objectifs.

 La formation, pour quelle soit efficace, doit former dans des compétences bien ciblées, et prendre en considération les métiers de niches, qui tendent vers la disparition.

 La formation, pour qu’elle soit d’actualité, doit surtout concernée la spécialisation dans des métiers de pointes et immédiatement employables, et notamment : l’artisanat, l’électricité, les services, et tous les métiers dits de niches, donnant l’opportunité aux jeunes de s’installer à leur compte.

 Ces créneaux sont devenus les plus prometteurs d’emplois,  et favorisent le développement de petites économies à caractère durable, car ils permettent la stabilisation des citoyens par la création de petites entreprises dans leur contrée.

 Il  est aussi préférable, à côté de cette spécialisation, de donner aux jeunes une légère polyvalence, pouvant les amener à un transfert, si besoin il y a. 

En résumé, nous pouvons retenir ce qui suit, pour donner une formation sécurisante aux jeunes :

II. Quelle Formation ?

·           penser une formation qui prévient le chômage,

·        cibler la formation pour donner aux jeunes des compétences les préparant à l’employable et les adaptant à la vie active,

·        Former dans des métiers de niche en évitant un enseignement trop académique, pour éviter des pertes de temps,

·        Faire de la formation un outil à double tranchant : permettre la satisfaction des attentes du marché et permettre de s’installer à son compte,

·        Enfin la formation doit être exportable.

III. Pour quels métiers former ?

Pour qu’elle soit efficace, la formation doit concerner des métiers de niches et des métiers adaptables et notamment :

l’artisanat,

·        Les services (restauration, pâtisserie boulangerie, boucherie, hôtellerie, cordonnier, textiles, tissage….couture.)

·          L a mécanique et toutes ses filières.

·          L’électricité, électronique, informatique…

·        L’agriculture et l’élevage

·        Et dans tous les métiers de niches qui deviennent de plus en plus rare et/ou qui sont oubliés et surtout ceux en rapport avec la culture locale.

  IV. Les différents modes de formations appliquées au maroc.

A/ La formation résidentielle :

·        -La formation classique, académique.

·        -La formation professionnelle résidentielle.

B/ La formation par apprentissage.

C/ La formation en alternance.

D/ La formation par des stages (sur le tas).

F/ La formation continue.

 V. Les intervenants dans ces formations.

-Les parents.

-Les établissements.

-Les employeurs.

-Les associations.

-Les chambres des commerces.

-Les maisons sociales……etc

 VI. Résultats Attendus :

Résoudre les problèmes sociaux (chômage..) et répondre aux attentes de la localité en personnel qualifié.

Contribuer à l’épanouissement de l’économie locale, nationale et internationale.

Formation adaptable et immédiatement employable.

VII. L’évaluation de la formation, permet la définition de sa qualité.

L'évaluation des politiques des formations s’appuie sur le contexte social des sociétés et sur les enjeux des notions d'obligation de résultats et d’obligation de moyens. Au niveau psychosociologique, l'évaluation permet une maturité individuelle et collective, de même que la mesure du seuil de rentabilité et de productivité.

Le Test doive pouvoir déterminer le degré de satisfaction en terme d’action, et non l’évaluation des connaissances. En formation par approche par compétences, l’évaluation est une opération systématique plus ou moins complexe de collecte d'informations, de constats et d'analyses, au terme de laquelle un jugement de valeur est posé quant à la qualité de l’action évaluée .En  prenons trois angles d'approche sur les méthodes, nous allons constater la déclinaison  de visions de professeurs de français, d'universitaires et de concepteurs de l'industrie. Chaque intervenant voit la chose selon sa compétence, les  attentes, de l’apprenant sont au centre de cette approche, ce qui permet en définitive de constater si la compétence acquise est de qualité, selon les actions réalisées (résultats atteint).

Enfin, une formation pratique mène au constat que la connaissance repose plus sur la participation active des acteurs à un apprentissage, plutôt que sur l’acquisition des savoirs ; ce qui signifie que l’enseigné est à cent pour cent responsable de la construction de son expérience et donc de sa compétence.

La formation ne peut être jugée de qualité que si la personne qui y est assujettie s’est satisfaite d’abord du résultat et ensuite l’évaluateur.

VIII. La formation par approche par compétences.

 (La formation par APC fait appel à un partage d’expériences qui s’appui surtout sur le volet opérationnel structurant).

Née en 1970 aux U.S.A, dans les écoles de jeunes filles, dont la formation apparaissait difficile dans un métier, l'approche par compétences est basée sur la construction d'un savoir. Cet apprentissage est surtout axé sur l'apprenant qui doit se sentir responsable de son devenir. Cette approche permet au stagiaire d'acquérir une personnalité qui lui est propre.

L'approche par compétences (APC) vise la préparation de l'individu à assurer ses responsabilités comme opérateur. Cette forme d'apprentissage est basée sur le pouvoir d'agir, de réussir et de progresser, ce qui permet la réalisation des tâches ou des activités qui se fondent sur un ensemble de connaissances.

Cette approche a le mérite de conduire à l'acquisition de ce que veut l'entreprise.

Point clefs: Action= faire = apprendre.

Principe= l'exercice fait le maître.

IX. Une formation employable est celle conduisant à des actions réelles de production.

La formation employable, répondant aux attentes de l’entreprise est celle principalement basée sur deux choses :

  • La motivation pour l’emploi, donc conviction, selon ses caractéristiques propres et ses avantages particuliers.

  • La manière dont la formation est conçue, en fonction de la cible, l’élaboration d’un cursus, qui obéit à des règles méthodologiques strictes.

 L’établissement de formation professionnelle, en sa qualité de vendeur de la formation est tenu de s’adapter son produit à la demande des employeurs (marché de l’emploi). D’où la formation sera basée sur des objectifs bien déterminés et formulée en modules exigeant des compétences à réaliser, sous forme d’action qui seront effectivement exercées dans les circonstances du réel ; celles où le savoir-faire sera utilisé. Cette démarche doit amener davantage à l’acquisition des compétences que de connaissances.

 Les modules de formation doivent être éclatés en objectifs conduisant à des compétences spécifiques à une population donnée dans un métier précis. Ses compétences à acquérir présentent la qualité d’être des actions concrètes et observables, qui s’exercent dans des conditions reproduites ou simultanées, afin d’être semblables à celles de la réalité professionnelle, dont les résultats sont évalués au fur et à mesure de l’apprentissage.

 D’où la compétence consistera en la capacité d’utiliser les connaissances que l’on possède (théoriques et pratiques) pour parvenir à un résultat concret et mesurable dans le cadre d’un cahier de charges. L’apprenant est au centre de ces actions et en est le responsable à cent pour cent, et c’est de lui dépend la  célérité de l’acquisition des techniques préconisées.

 C’est pourquoi il est bon de fixer des cursus d’apprentissage pertinent, cohérent, réalisable, mesurable et conduisant à l’exercice d’un métier de la manière la plus correcte et la plus pragmatique. C’est uniquement de cette façon que l’on peut prévenir le chômage des jeunes diplômés, et par la même occasion contribuer dans le développement d’une économie de niche durable.

 X. Notes en guise de conclusion.

  • Il y a formation si l’emploi existe ou susceptible d’exister, ou un emploi qui peut être développé en lien avec les compétences attendues par le tissu économique.

  • Chercher à instaurer une formation dans des emplois pouvant être développés avec succès, conformément aux besoins du marché du travail.

  • Orienter les formés convenablement en fonction de leur personnalité, sans considérer de limite en ce sens que l’apprentissage peut concerner un large éventail de compétences.

  • Savoir adapter le concept de formation à la réalité et à la situation de la localité où l’on veut former, afin de favoriser le développement économique  durable.

  • Puisque la formation a comme finalité de conduire à l’emploi, il est aussi primordial de chercher les zones d’influence, et placer le stagiaire au centre de cette formation, car il est le premier concerné, d’où l’utilité de tenir compte des réalités du tissu économique locale et/ou national.

  • Il ne faut, seulement, chercher à développer une formation, mais il est bon de penser à abandonner un programme qui fonctionne plus ou qui n’est plus adapté à l’existant.

  • Que souhaitent développer les professionnels ?

  • Une formation et des emplois pour qui ?

  • Insertion dans quel type d’entreprise, pour quelles compétences former ?

  • Chercher à donner une formation exportable, car tout le monde ne peut pas trouver un emploi dans sa salle à manger.

  • Rapprocher la formation du marché du travail, en sachant bien mesurer les besoins, sans former à l’excès, savoir bien orienter et bien utiliser la formation. 

 

Salah Chakor